Le temps, cadeau de l’amour

@phb Blog

Temps : le cadeau de l’amour - Comment définir le temps ? 
— Time: the gift of love - How can we define time? 
Ο χρόνος: το δώρο της αγάπης  - Πώς ορίζουμε τον χρόνο;

Beaucoup de cultures ont apporté de nombreuses réponses à cette question essentielle qui tourne autour du même thème, le plus important : la vie passagère de l’homme sur terre. Il y a une chanson magnifique que Michel Jourdan m’a écrite, « Le Temps qu’il nous reste » (si nous avons la chance de vieillir ensemble !). Michel fait partie des amis paroliers qui m’ont écrit les plus beaux textes, pleins de tendresse, et plusieurs font partie de mes grands succès. 
—  Many cultures have offered numerous answers to this fundamental question, all of which revolve around the same, most important theme: the fleeting nature of human life on earth. There is a magnificent song that Michel Jourdan wrote for me, ‘Le Temps qu’il nous reste’ (if we’re lucky enough to grow old together!). Michel is one of the songwriter friends who have written the most beautiful lyrics for me, full of tenderness, and several of them are among my greatest hits. 
Πολλές κουλτούρες έχουν δώσει πολλές απαντήσεις σε αυτό το ουσιώδες ερώτημα, το οποίο περιστρέφεται γύρω από το ίδιο, το πιο σημαντικό θέμα: τη φευγαλέα ζωή του ανθρώπου στη γη. Υπάρχει ένα υπέροχο τραγούδι που μου έγραψε ο Michel Jourdan, «Le Temps qu’il nous reste» (αν έχουμε την τύχη να γεράσουμε μαζί!). Ο Michel συγκαταλέγεται στους φίλους-στιχουργούς που μου έχουν γράψει τους πιο όμορφους στίχους, γεμάτους τρυφερότητα, και πολλοί από αυτούς αποτελούν μεγάλες επιτυχίες μου. 


 Le temps qu'il nous reste - Album : Une voix (1972) 

Quelle importance le temps qu'il nous reste Nous avons la chance de vieillir ensemble Au fond de mes yeux vivra ma tendresse Au fond de mon cœur vivra ta jeunesse Comme une prière du temps de l'enfance Ces mots sur tes lèvres me donne confiance Je nous imagine ta main dans la mienne Nos moindres sourires voudront dire je t'aime Mais l'un de nous s'en ira le premier Il fermera ses yeux à jamais Dans un tout dernier sourire Et l'autre en perdant la moitié de sa vie Restera chaque jour dans la nuit Son cœur bien sûr battra mais pour qui mais pour quoi Ton pas résonne la porte s’entrouvre Mon cœur bat plus vite et je te retrouve Quand nos mains se tiennent j'oublie tout le reste J'ai l'impression même que le temps s'arrête Mais l'un de nous s'en ira le premier Il fermera ses yeux à jamais dans un tout dernier sourire Un jour l'un de nous sera trop fatigué S'en ira presque heureux le premier Et l'autre s'en tarder ira le retrouver Je nous imagine ta main dans la mienne Nos moindres sourires voudront dire je t'aime.
(Pintucci / Di Bari / Masini / Michel Jourdan)

Le temps passé avec ceux que nous aimons, le temps que nous n’avons pas pu passer à cause de la vie que nous menons, le temps que j’aurais voulu passer avec mes parents, avec mon ami Jean-Claude, avec mon ami Nikos Gatsos. Toujours ce temps que nous consacrons à bien faire notre travail, le temps donné à nos enfants, le temps de s’occuper de ceux qui demandent notre aide, le temps passé à l’écoute des autres, et le temps d’apprendre. 
—  The time spent with those we love, the time we were unable to spend because of the lives we lead, the time I would have liked to spend with my parents, with my friend Jean-Claude, with my friend Nikos Gatsos. Then there’s the time we devote to doing our jobs well, the time we give to our children, the time spent looking after those who ask for our help, the time spent listening to others, and the time spent learning. 
Ο χρόνος που περνάμε με τους αγαπημένους μας, ο χρόνος που δεν καταφέραμε να περάσουμε λόγω του τρόπου ζωής που ακολουθούμε, ο χρόνος που θα ήθελα να είχα περάσει με τους γονείς μου, με τον φίλο μου Ζαν-Κλοντ, με τον φίλο μου Νίκο Γάτσο. Πάντα αυτός ο χρόνος που αφιερώνουμε για να κάνουμε καλά τη δουλειά μας, ο χρόνος που δίνουμε στα παιδιά μας, ο χρόνος που αφιερώνουμε για να φροντίσουμε όσους ζητούν τη βοήθειά μας, ο χρόνος που αφιερώνουμε για να ακούμε τους άλλους, και ο χρόνος για να μαθαίνουμε. 


 Yesterday's dreams - Album : Love goes on (1976) 

Yesterday' s dreams Like birds in the winter Have gathered together And flown to the sun Yesterday' s promises Like shells in the ocean All shattered and broken Like yesterday' s dreams You are my harbour My dream of tomorrow My promise of sunshine My shield from the storm My sweet companion We' ll journey together And not be defeated By yesterday' s dreams La la la... Yesterday' s dreams Like birds in the winter Have gathered together And flown to the sun Yesterday' s promises Like shells in the ocean All shattered and broken Like yesterday' s dreams
(Sylvia Tyson)

Le temps que nous offrons à nous-mêmes et aussi le temps que nous donnons à la vie pour qu’elle devienne utile. Nous avons besoin de temps, certes, mais nous avons aussi besoin de tendresse. La tendresse, comme l’amour, se partage, mais si nous avons aussi la chance de l’avoir reçue, et l’ayant appréciée, on est capable de la rendre. 
—  The time we set aside for ourselves, and also the time we devote to life so that it may become meaningful. We need time, of course, but we also need tenderness. Tenderness, like love, is something to be shared; but if we are also fortunate enough to have received it, and having appreciated it, we are able to give it back. 
Ο χρόνος που αφιερώνουμε στον εαυτό μας, αλλά και ο χρόνος που αφιερώνουμε στη ζωή, ώστε αυτή να αποκτήσει νόημα. Χρειαζόμαστε χρόνο, βεβαίως, αλλά χρειαζόμαστε και τρυφερότητα. Η τρυφερότητα, όπως και η αγάπη, μοιράζεται, αλλά αν έχουμε επίσης την τύχη να την έχουμε λάβει και να την έχουμε εκτιμήσει, τότε είμαστε σε θέση να την ανταποδώσουμε. 


 Le temps des cerises - Album : Hommages (1997) 

Quand nous chanterons le temps des cerises Et gai rossignol et merle moqueur Seront tous en fête Les belles auront la folie en tête Et les amoureux du soleil au cœur Quand nous chanterons le temps des cerises Sifflera bien mieux le merle moqueur Mais il est bien court le temps des cerises Ou l'on s'en va deux cueillir en rêvant Des pendants d'oreilles Cerises d'amour aux robes pareilles Tombant sous la feuilles en gouttes de sang Mais il est bien court le temps des cerises Pendants de corail qu'on cueille en rêvant Quand vous en serez au temps des cerises Si vous avez peur des chagrins d'amour Evitez les belles Moi qui ne crains pas les peines cruelles Je ne vivrai point sans souffrir un jour Quand vous en serez au temps des cerises Vous aurez aussi des peines d'amour J'aimerai toujours le temps des cerises C'est ce temps-là que je garde au cœur Une plaie ouverte Et Dame Fortune en m'étant offerte Ne pourra jamais fermer ma douleur J'aimerai toujours le temps des cerises Et le souvenir que je garde au cœur
(A. Renard / J. B. Clement)

Ceux qui nous ont accordé leur attention nous ont donné de la tendresse en nous écoutant, nous ont fait progresser. Toute émotion est un échange. Je pense à Pierre Trudeau, Premier ministre canadien, que j’ai rencontré à mes débuts dans ce pays devenu un de mes chers pays d’adoption. 
—  Those who have given us their attention have shown us kindness by listening to us, and have helped us to grow. Every emotion is an exchange. I am thinking of Pierre Trudeau, the Canadian Prime Minister, whom I met when I first arrived in this country, which has since become one of my beloved adopted homelands. 
Όσοι μας αφιέρωσαν την προσοχή τους, μας έδειξαν στοργή ακούγοντάς μας και μας βοήθησαν να προχωρήσουμε. Κάθε συναίσθημα είναι μια ανταλλαγή. Σκέφτομαι τον Πιερ Τρουντό, τον πρωθυπουργό του Καναδά, τον οποίο συνάντησα στα πρώτα μου βήματα σε αυτή τη χώρα που έχει γίνει μια από τις αγαπημένες μου πατρίδες υιοθεσίας. 


 Sieben schwarze Rose (duo Lenou) - Album : Rendez-vous (2011) 

Sieben schwarze Rosen träumen Sie träumen einen alten Traum Von dem größten Glück dieser Welt Von zwei Verliebten die sich sehn Um die Wege der Liebe zu gehn Sieben schwarze Rosen träumen Ja sie träumen von dem Tag An den jeder denken mag Wenn für zwei ein Lied erklingt Das kein andrer hört und singt Sieben schwarze Rosen träumen Doch ein kalter Wind von Norden Spricht ein Abschiedswort Er trägt mit den Blütenblättern Auch die Träume fort Sieben schwarze Rosen träumten Sie träumten einen alten Traum Von dem größten Glück dieser Welt Und dachten gar nicht mehr daran Das die Zeit alles ändern kann Sieben schwarze Rosen träumten Sieben schwarze Rosen träumten Sieben schwarze Rosen
(H. G. Moslener / W. Mürmann)

La confiance et l’amour que j’ai reçus, je les ai beaucoup appréciés, mais ces sentiments ne m’ont pas fait tourner la tête et je n’ai pas voulu le crier sur tous les toits. Je suis toujours restée humble en me posant toujours cette même question : « Pourquoi moi ? » J’ai respecté le choix du public. 
—  I really appreciated the trust and love I received, but those feelings didn’t go to my head and I didn’t want to shout it from the rooftops. I’ve always remained humble, constantly asking myself the same question: ‘Why me?’ I’ve respected the public’s choice.
Την εμπιστοσύνη και την αγάπη που έλαβα, τις εκτίμησα πολύ, αλλά αυτά τα συναισθήματα δεν μου ανέβασαν τα μυαλά και δεν ήθελα να το φωνάζω από τις στέγες. Πάντα παρέμεινα ταπεινή, θέτοντας συνεχώς στον εαυτό μου το ίδιο ερώτημα: «Γιατί εγώ;» Σεβάστηκα την επιλογή του κοινού.

J’ai su apprécier tous les jours de ma vie, sans aucune exception, j’ai beaucoup de gratitude. Pierre Trudeau, un soir, se trouvait dans le vieux théâtre de la capitale, Ottawa, il m’avait demandé d’interpréter deux chansons : « Le Temps des cerises » et « Un Canadien errant ». 
—  I have learnt to appreciate every single day of my life, without exception; I am deeply grateful. One evening, Pierre Trudeau was at the old theatre in the capital, Ottawa; he had asked me to perform two songs: ‘Le Temps des cerises’ and ‘Un Canadien errant’. 
Έχω μάθει να εκτιμώ κάθε μέρα της ζωής μου, χωρίς καμία εξαίρεση, και νιώθω μεγάλη ευγνωμοσύνη. Ο Πιερ Τρουντό, ένα βράδυ, βρισκόταν στο παλιό θέατρο της πρωτεύουσας, της Οτάβα, και μου είχε ζητήσει να ερμηνεύσω δύο τραγούδια: το «Le Temps des cerises» και το «Un Canadien errant». 


 The last rose of summer - Album : Over and over (1969) 

'Tis the last rose of summer Left blooming all alone All her lovely companions Are faded and gone No flower of her kindred No rose bud is nigh To reflect back her blushes And give sigh for sigh So soon may I follow When friendships decay And from love's shining circle The gems drop away When true hearts lie wither'd And fond ones are flown Oh! who would inhabit This bleak world alone
(Thomas Moore)

C’était en 1966, ce qui correspond à mes débuts dans le monde artistique et au Canada. Seule, j’avais donné mon premier récital avec mes quatre musiciens athéniens. Depuis cette tournée, il y a plus de quarante-sept ans, je voyage dans le monde entier en donnant des récitals. 
—  It was in 1966, which coincided with my debut in the world of the arts and in Canada. On my own, I had given my first recital with my four musicians from Athens. Since that tour, more than forty-seven years ago, I have been travelling all over the world giving recitals. 
Ήταν το 1966, η χρονιά που ξεκίνησα την καλλιτεχνική μου καριέρα και την παραμονή μου στον Καναδά. Μόνη μου, είχα δώσει το πρώτο μου ρεσιτάλ με τους τέσσερις Αθηναίους μουσικούς μου. Από εκείνη την περιοδεία, πριν από περισσότερα από σαράντα επτά χρόνια, ταξιδεύω σε όλο τον κόσμο δίνοντας ρεσιτάλ. 


 Who Knows Where the Time Goes (live) - Album : At the Albert Hall (1974) 

Across the morning sky All the birds are leaving But how can they know Its time for them to go Before the winter fire We'll still be dreaming I do not count the time Who knows where the time goes Who knows where the time goes Sad deserted shore Your feathered friends are leaving Oh but then you know It's time for them to go But I will still be here I have no tought of leaving I do not count the time Who knows where the time goes Who knows where the time goes And I am not alone While my love is near me And I know it will be so Until it's time to go So come the storms in winter And then the virgin spring again I do not fear the time Who knows how the love grows Who knows where the time goes Who knows how the love grows Who knows where the time goes Who knows where the time goes
(Sandy Denny)

Quelques années plus tard, en passant par Ottawa, au Centre des Arts, le porte-parole du Parlement, M. Lamoureux, m’a invitée, après le spectacle, à dîner avec quelques amis politiques, ainsi que Pierre Trudeau. Tout se passait bien. Arrivé au dessert, M. Lamoureux est venu vers moi, m’a prise par la main et m’a amenée dans l’hémicycle du Parlement. 
—  A few years later, whilst I was in Ottawa at the Centre des Arts, the Speaker of Parliament, Mr Lamoureux, invited me, after the performance, to have dinner with a few political friends, including Pierre Trudeau. Everything was going well. When it came to dessert, Mr Lamoureux came over to me, took me by the hand and led me into the Chamber of Parliament. 
Λίγα χρόνια αργότερα, ενώ βρισκόμουν στην Οτάβα, στο Κέντρο Τεχνών, ο εκπρόσωπος του Κοινοβουλίου, ο κ. Lamoureux, με προσκάλεσε, μετά την παράσταση, σε δείπνο με μερικούς φίλους από τον πολιτικό χώρο, καθώς και με τον Pierre Trudeau. Όλα πήγαιναν καλά. Όταν φτάσαμε στο επιδόρπιο, ο κ. Lamoureux ήρθε προς το μέρος μου, με πήρε από το χέρι και με οδήγησε στην αίθουσα του Κοινοβουλίου. 


 Un canadien errant - Album : Un canadien errant (1966) 

Un Canadien errant Banni de ses foyers Parcourait en pleurant Des pays étrangers Un jour triste et pensif Assis au bord des flots Au courant fugitif Il adressa ces mots Si tu vois mon pays Mon pays malheureux Va dire à mes amis Que je me souviens d'eux  Oh! mais en expirant Mon cher Canada Oh! mais en expirant Mon cher Canada Mon regard languissant Vers toi se portera
(Traditionnel)

Tous les invités du dîner nous ont suivis. Je pensais à une visite guidée des lieux, mais pas du tout. Il m’a accompagnée jusqu’au perchoir d’où s’exprime tout le monde politique, députés ou membres du gouvernement. Il en est redescendu en me disant : « Maintenant, chantez-nous une chanson. » J’ai immédiatement dirigé mon regard vers Pierre Trudeau, j’étais un peu gênée. Celui-ci m’a fait un petit signe en me souriant. 
—  All the dinner guests followed us. I’d thought we were going on a guided tour of the premises, but not at all. He accompanied me up to the gallery from where politicians – MPs or members of the government – address the House. He came back down and said to me: ‘Now, sing us a song. ’ I immediately looked over at Pierre Trudeau; I was feeling a bit self-conscious. He gave me a little wave and smiled.” 
Όλοι οι καλεσμένοι του δείπνου μας ακολούθησαν. Σκεφτόμουν ότι θα κάναμε μια ξενάγηση στους χώρους, αλλά καθόλου. Με συνόδευσε μέχρι την εξέδρα από όπου μιλούν όλοι οι πολιτικοί, βουλευτές ή μέλη της κυβέρνησης. Κατέβηκε από εκεί λέγοντάς μου: «Τώρα, τραγούδησέ μας ένα τραγούδι. » Αμέσως έστρεψα το βλέμμα μου προς τον Πιερ Τρουντό, ένιωθα λίγο αμήχανα. Αυτός μου έκανε ένα μικρό νεύμα χαμογελώντας. 

J’ai donc entonné, a cappella, « Un Canadien errant », depuis le perchoir. Sans micro, l’acoustique ressemblait à celle d’une église, c’était tellement émouvant que j’en avais les larmes aux yeux. Je n’étais pas seule dans ce cas ce soir-là. 
—  So I broke into a cappella renditions of ‘Un Canadien errant’ from the gallery. Without a microphone, the acoustics were like those in a church; it was so moving that it brought tears to my eyes. I wasn’t the only one feeling that way that evening. 
Έτσι, άρχισα να τραγουδάω, a cappella, το «Un Canadien errant», από την εξέδρα. Χωρίς μικρόφωνο, η ακουστική έμοιαζε με αυτή μιας εκκλησίας· ήταν τόσο συγκινητικό που μου ήρθαν δάκρυα στα μάτια. Δεν ήμουν η μόνη που ένιωθε έτσι εκείνο το βράδυ. 


 Try to remember (duet with Harry Belafonte) - TV show "Numéro un" (06 oct. 1979) 

Try to remember the kind of september When life was slow and also mellow Try to remember the kind of september When grass was green and the grain was yellow Try to remember the kind of september When you were young and the callow fallow Try to remember and if you remember Then follow, follow Try to remember when life was so tender When no one worked except the willow Try to remember when life was so tender When dreams were kept beside your pillow Try to remember when life was so tender When love was an ember about to billow Try to remember and if you remember Then follow follow Deep in december, it' s nice to remember Althought you know the snow wiil follow Deep in december, it' s nice to remember Without the hurt the heart will follow Deep in december it's nice to remember The fire of september that made you mellow Deep in december our hearts should remember Then follow, follow
(Tom Jones / Harvey Schmidt)

Après ma tournée en compagnie d’Harry Belafonte, Sam Gesser m’avait proposé de revenir seule au Canada pour me produire avec mes musiciens. Mon ex-mari Georges, à l’époque, m’avait proposé de former un groupe avec ses vieux amis chanteurs et musiciens, afin que nous puissions partir ensemble sur les routes canadiennes. 
—  After my tour with Harry Belafonte, Sam Gesser suggested I return to Canada on my own to perform with my musicians. My ex-husband Georges, at the time, suggested we form a band with his old friends – singers and musicians – so that we could set off together on the Canadian road.
Μετά την περιοδεία μου μαζί με τον Χάρι Μπελαφόντε, ο Σαμ Γκέσερ μου είχε προτείνει να επιστρέψω μόνη μου στον Καναδά για να εμφανιστώ με τους μουσικούς μου. Ο πρώην σύζυγός μου, ο Ζορζ, μου είχε προτείνει τότε να σχηματίσουμε ένα συγκρότημα με τους παλιούς του φίλους, τραγουδιστές και μουσικούς, ώστε να μπορέσουμε να βγούμε μαζί στους δρόμους του Καναδά.

C’était encore le « wild west américain » à mes yeux, que j’avais l’habitude de voir dans les films. À force d’y aller, à chacun de mes voyages, j’ai eu la chance de voir ce pays évoluer, se développer, de bien évoluer. Le public restait fidèle à mes chansons, à ma musique et à moi-même. 
—  To me, it was still the ‘American Wild West’ that I was used to seeing in films. As I kept going back, on each of my trips, I was lucky enough to see the country change, develop – and change for the better. The audience remained loyal to my songs, my music and me. 
Στα μάτια μου ήταν ακόμα η «άγρια Δύση της Αμερικής», όπως την είχα συνηθίσει να βλέπω στις ταινίες. Καθώς πήγαινα εκεί συχνά, σε κάθε ταξίδι μου, είχα την τύχη να δω αυτή τη χώρα να εξελίσσεται, να αναπτύσσεται, να εξελίσσεται προς το καλύτερο. Το κοινό παρέμενε πιστό στα τραγούδια μου, στη μουσική μου και σε εμένα τον ίδιο. 

C’est au Canada que j’ai appris à faire des grandes tournées aux États- Unis avec Sol Hurok et Harold Leventhal, le manager de Pete Seeger, de Woody Guthree, de Peter, Paul and Mary. C’était l’époque du folk, de Joan Baez, de Bob Dylan, de Cohen, de Judy Collins, de Neil Young, de Greenwich Village et du Village Vanguard. 
— It was in Canada that I learnt to organise major tours of the United States with Sol Hurok and Harold Leventhal, the manager of Pete Seeger, Woody Guthrie, and Peter, Paul and Mary. It was the era of folk music, of Joan Baez, Bob Dylan, Cohen, Judy Collins, Neil Young, Greenwich Village and the Village Vanguard. 
Στον Καναδά έμαθα να οργανώνω μεγάλες περιοδείες στις Ηνωμένες Πολιτείες μαζί με τον Sol Hurok και τον Harold Leventhal, τον μάνατζερ του Pete Seeger, του Woody Guthrie, καθώς και των Peter, Paul and Mary. Ήταν η εποχή της φολκ μουσικής, της Joan Baez, του Bob Dylan, του Cohen, της Judy Collins, του Neil Young, του Greenwich Village και του Village Vanguard. 


 Time in a Bottle - Album : Why worry (1986) 

If I could save time in a bottle The first thing that I'd like to do Is to save every day 'til eternity passes away Just to spend them with you If I could make days last forever If words could make wishes come true I'd save every day like a treasure and then Again I would spend them with you But there never seems to be enough time to do the Things you want once you find them I've looked around enough to know that You're the one I want to go through time with If I had a box just for wishes And dreams that had never come true The box would be empty except for the memories Of how they were answered by you But there never seems to be enough time to do the Things you want once you find them I've looked around enough to know That you're the one I want to go through time with But there never seems to be enough time to do the Things you want once you find them I've looked around enough to know That you're the one I want to go through time with
(Jim Croce)

La nouvelle vague et le style de chanson qui ont dominé les années 1960 étaient une forme d’expression pacifique, mais contestataire à la fois, contre les assassinats, les crises sociales et contre la guerre. Ils se battaient pour l’évolution des droits de l’homme à chaque occasion, de Woodstock à l’île de Wight. 
—  The New Wave movement and the style of music that dominated the 1960s were a form of expression that was both peaceful and rebellious, protesting against assassinations, social crises and war. They fought for the advancement of human rights at every opportunity, from Woodstock to the Isle of Wight. 
Το κίνημα της «Νέας Κύμας» και το μουσικό ύφος που κυριάρχησαν στη δεκαετία του 1960 αποτελούσαν μια μορφή ειρηνικής, αλλά ταυτόχρονα αντιεξουσιαστικής έκφρασης, ενάντια στις δολοφονίες, τις κοινωνικές κρίσεις και τον πόλεμο. Αγωνίζονταν για την προώθηση των ανθρωπίνων δικαιωμάτων σε κάθε ευκαιρία, από το Γούντστοκ μέχρι το νησί του Γουάιτ. 

Sol Hurok était une grande figure du monde du spectacle, il travaillait avec les grands classiques de l’époque comme Maria Callas, Mario del Monaco, Victoria de los Angeles, Dimitri Mitropoulos. J’étais sa seule artiste au répertoire populaire. Il avait déjà 80 ans quand nous avons commencé à travailler ensemble. Il m’aimait beaucoup et je chantais dans son théâtre préféré, le Dorothy Chandler Pavilion à Los Angeles. Il venait toujours m’écouter et, souvent, il était accompagné d’un artiste. 
—  Sol Hurok was a leading figure in the world of entertainment; he worked with the great legends of the era, such as Maria Callas, Mario del Monaco, Victoria de los Angeles and Dimitri Mitropoulos. I was his only artist specialising in popular repertoire. He was already 80 years old when we began working together. He was very fond of me, and I used to sing at his favourite theatre, the Dorothy Chandler Pavilion in Los Angeles. He always came to listen to me and was often accompanied by another artist. 
Ο Σολ Χούροκ ήταν μια σημαντική προσωπικότητα του κόσμου του θεάματος· συνεργαζόταν με τους μεγάλους κλασικούς της εποχής, όπως η Μαρία Κάλλας, ο Μάριο ντελ Μονάκο, η Βικτόρια ντε λος Άνχελες και ο Δημήτρης Μητρόπουλος. Ήμουν η μόνη καλλιτέχνιδα του που ερμήνευε λαϊκό ρεπερτόριο. Ήταν ήδη 80 ετών όταν αρχίσαμε να συνεργαζόμαστε. Με αγαπούσε πολύ και τραγουδούσα στο αγαπημένο του θέατρο, το Dorothy Chandler Pavilion στο Λος Άντζελες. Ερχόταν πάντα να με ακούσει και, συχνά, τον συνόδευε κάποιος καλλιτέχνης. 


 Au jardin du temps qui passe - Album : Ma vérité (1985) 

C'est comme un parfum de valse Comme une balançoire d'enfant Au jardin du temps qui passe Et qui vole avec le vent C'est un rythme calme et tendre Que mon cœur connaît par cœur Qu'il m'arrive encore d'entendre Sous le mots qui nous font peur Tournent les saisons De neige en hirondelles Changent les chansons L'amour est toujours pareil Et quand l'orgue joue Un air de barbarie On entend partout Paris C'est comme un parfum de valse De dentelle sur le temps Qui me dit que tout s'efface Et demeure infiniment Tournent les saisons D'octobre en cerisier Passent les moissons Mon cœur n'a jamais changé Souffle mes bougies J'allume un feu de joie Et la nostalgie S'en va C'est comme un parfum de valse Comme une balançoire d'enfant Au jardin du temps qui passe Et qui vole avec le vent C'est un rythme calme et tendre Que mon cœur connaît par cœur Qu'il m'arrive encore d'entendre Et qui parle de bonheur
(Georges Bernard Châtelain / Pierre Delanoë / Claude Lemesle)

Un soir, il est entré au théâtre avec Gina Bachauer, une grande pianiste de l’époque. Celle-ci lui répétait sans arrêt : « Tu vois, cette petite, elle chante pendant trois heures, sept fois par semaine, elle sourit, dit merci et ne se permet pas de faire des caprices comme mes prima donna, ou mes sopranos ! » 
—  One evening, he went to the theatre with Gina Bachauer, a great pianist of the time. She kept saying to him: ‘You see, that young girl sings for three hours, seven times a week; she smiles, says thank you and doesn’t allow herself to throw tantrums like my prima donnas or my sopranos!’ 
Ένα βράδυ, μπήκε στο θέατρο μαζί με τη Τζίνα Μπαχάουερ, μια μεγάλη πιανίστα της εποχής. Αυτή του έλεγε συνεχώς: «Βλέπεις, αυτή η μικρή, τραγουδάει τρεις ώρες, επτά φορές την εβδομάδα, χαμογελά, λέει ευχαριστώ και δεν επιτρέπει στον εαυτό της να κάνει καπρίτσια όπως οι πριμαντόνες μου ή οι σοπράνο μου!» 


 Gracias a la vida - Album : Nana latina (1996) 

Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me dió dos luceros, que cuando los abro Perfecto distingo, lo negro del blanco Y en el alto cielo, su fondo estrellado Y en las multitudes, el hombre que yo amo Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me ha dado el oído, que en todo su ancho Graba noche y día, grillos y canarios Martillos, turbinas, ladridos, chubascos Y la voz tan tierna, de mi bien amado Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me ha dado el sonido, y el abecedario Con el las palabras, que pienso y declaro Madre, amigo, hermano y luz alumbrando La ruta del alma del que estoy amando Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me ha dado la marcha, de mis pies cansados Con ellos anduve, ciudades y charcos Playas y desiertos, montañas y llanos Y la casa tuya, tu calle y tu patio Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me dió el corazón, que agita su marco Cuando miro el fruto del cerebro humano Cuando miro el bueno tan lejos del malo Cuando miro el fondo de tus ojos claros Gracias a la vida, que me ha dado tanto Me ha dado la risa y me ha dado el llanto Así yo distingo dicha de quebranto Los dos materiales que forman mi canto Y el canto de ustedes, que es el mismo canto Y el canto de todos, que es mi propio canto Y el canto de ustedes, que es mi propio canto
(Violeta Parra)

Sur place, je logeais au Beverly Hills Hotel et, le lendemain de chaque spectacle, il venait prendre le café à 11 heures et me criblait de questions. Je l’écoutais, pleine d’intérêt. Il avait connu tellement d’artistes que chacun de ses récits était passionnant. Un jour, il repartit comme un gentleman, il m’embrassa poliment en me remettant un paquet entre les mains. Je découvris un flacon de parfum. Le Chanel n° 5.
—  Whilst I was there, I was staying at the Beverly Hills Hotel, and the day after each performance, he would come round for coffee at 11 o’clock and bombard me with questions. I listened to him with great interest. He had known so many artists that every one of his stories was fascinating. One day, he took his leave like a true gentleman, kissing me politely as he placed a parcel in my hands. I discovered a bottle of perfume. Chanel No. 5.
Εκεί, έμενα στο Beverly Hills Hotel και, την επόμενη μέρα μετά από κάθε παράσταση, ερχόταν να πιει καφέ στις 11 και με βομβάρδιζε με ερωτήσεις. Τον άκουγα με μεγάλο ενδιαφέρον. Είχε γνωρίσει τόσους πολλούς καλλιτέχνες που κάθε ιστορία του ήταν συναρπαστική. Μια μέρα, έφυγε σαν κύριος, με φίλησε ευγενικά και μου έδωσε ένα πακέτο στα χέρια. Ανακάλυψα ένα μπουκάλι άρωμα. Το Chanel Νο 5.
 


Artwork : Jean-Paul Gaultier / PhB
© 2013 Nana Mouskouri – Itinéraire intime (Cherche-midi)